Napoleon,Voltaire,Victor Hugo...sur MUHAMMAD(s.w)

Voiçi les dires de Napoléon Bonaparte sur les 3 religions monothéistes :

Judaisme :

"Moïse a reçu de Dieu, un message pour guider les hébreux sur le droit chemin. Mais conséquemment, ces derniers ont gardé pour eux-seuls les merveilleux enseignements de Moïse (p). Ils ont détourné ce message pour le confiner à “une race d’élus de Dieu”, au lieu d’en faire profiter le monde."

Christianisme :

Puis vint Jésus. Jésus a souligné une belle vérité sur Dieu. Il a dit que Dieu est Unique et que vous devez l’aimer de tout votre cœur, et aimer votre voisin comme vous même.
Mais, après la mort de Jésus, un groupe de politiciens, de Rome, a vu dans cette religion, une possibilité de contrôler une masse importante de gens. Ils ont donc élevé Jésus au rang de Dieu, et partie de Dieu Lui-même. Ils ont ensuite donné à Dieu des partenaires. Ils étaient maintenant trois en un.


Islam :

-Puis enfin, à un certain moment de l’histoire, apparut un homme appelé “Mohamed”.Et cet homme a dit la même chose que Moïse, Jésus, et tous les autres prophètes : il n’y a qu’Un Dieu. C’était le message de l’Islam. L’Islam est la vraie religion.
Plus les gens liront et deviendront intelligent, plus ils se familiariseront avec la logique et le raisonnement. Ils abandonneront les idoles, ou les rituels qui supportent le polythéisme, et ils reconnaîtront qu’il n’y a qu’Un Dieu. Et par conséquent, j’espère que le moment ne tardera pas où l’Islam prédominera le monde, car il prédominera le monde.

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Le grand poète A. de LAMARTINE

écrivait en 1854 (Histoire de la Turquie)

A propos du Prophète de l’Islam (Mohammad dit Mahomet)

« Jamais homme ne se proposa volontairement où involontairement un but plus sublime puisque ce but était surhumain : saper les superstitions interposées entre la créature et le Créateur, rendre Dieu à l’homme et l’homme à Dieu, restaurer l’idée rationnelle et sainte de la divinité dans ce chaos de dieux matériels et défigurés de l’idolâtrie.

Jamais homme n’accomplit en moins de temps une si immense et durable révolution dans le monde, puisque moins de deux siècles après sa prédication, l’Islamisme, prêché et armé, régnait sur les trois Arabies, conquérait à l’unité de Dieu, la Perse, le Korassan, la Transoxiane, l’Inde Occidentale, la Syrie, l’Egypte, l’Ethiopie, tout le continent connu de l’Afrique Septentrionale, plusieurs îles de la Méditerranée, l’Espagne et une partie de la Gaule. Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l’immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l’homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l’histoire moderne à Mahomet (Mahomet dans la littérature classique correspond à Muhammad Prophète de l’Islam (S.A.W.S).)*

 

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Des personnalités éminentes témoignent

“Quiconque ayant étudié la vie et la personnalité du grand prophète d’Arabie ne peut que ressentir de la vénération pour cet éminent prophète”
Annie BESANT (Historienne) – La vie et les enseignements de Mahomet (1932)

Après avoir analysé les personnages les plus influents de l’histoire, M. HART plaça au premier rang Mohammad : “La raison en est qu’il est le seul homme a avoir mené à bien son oeuvre avec succès tant sur le plan religieux que celui de la politique”
M. HART (astronome, mathématicien et historien) – Les 100 personnes les plus influentes de l’histoire (1981)

“Nous pouvons discerner 3 dons importants que Mahomet a reçus. Il a été doté d’une faculté spéciale à voir l’avenir, il fut un homme d’Etat plein de sagesse et il fut un administrateur plein de tact et d’habileté. Plus on réfléchit à l’histoire de Mahomet, plus on est stupéfait devant la grandeur d’une telle oeuvre”
W. MONTGOMERY WATT (Historien) – Mahomet à Médine (1978)

“De mémoire d’homme, aucun nom n’aura été invoqué autant de fois, nul n’aura régné sur autant d’âmes”
LE POINT – La vraie vie de Mahomet (1er octobre 1994)

“Mahomet est réellement un personnage historique… Mahomet nous apparaît comme un homme doux, sensible, fidèle, exempt de haine. Ses affections étaient sincères, son caractère, en général, porte à la bienveillance
Ernest RENAN (Ecrivain) – Etudes d’histoires religieuses

“Ce fut très certainement un très grand homme qui forma de grands hommes… Il joua le plus grand rôle qu’on puisse jouer sur la terre aux yeux du commun des hommes”
VOLTAIRE (Philosophe) – Essai sur les moeurs

“Et c’est une oeuvre immense, que Mahomet a accomplie, par le seul concept de l’Unique, il a soumisl’univers entier”.
GOETHE (Philosophe) – Divan ouest oriental

Un homme exceptionnel

Né à la Mecque en l’an 570, Mohammad devint orphelin dès l’age de 6 ans. Il fut alors pris en charge par son grand-père, puis par son oncle. A l’âge de 25 ans, il épousa la noble Khadija alors qu’il travaillait à son service. Illettré, il reçu la première révélation à 40 ans, dans la grotte du mont Hira (près de la Mecque), et sa mission dura 23 ans dont 10 ans à Médine où il quitta ce monde. Il laissa après lui des hommes et des femmes qui ont continué à transmettre son Message de la Chine à la France, de l’océan Indien à la Scandinavie...

Il se distinguait à travers la perfection de son caractère et de son être. Un des aspects de son ascendance est que les coeurs, à son égard, débordaient de respect. Les hommes, sans réserve, se consacraient à la fois à sa protection et à son admiration, comme on ne l’avait encore jamais fait pour un homme de ce monde. Ceux qui lui étaient proches l’aimaient sans condition, profondément, se préoccupant plus de sa vie que de la leur, pourvu qu’il fût sain et sauf. S’ils lui portaient un tel amour c’est que le degré de perfection dont il fut doté fut sans commune mesure.

Il était d’une générosité et d’une largesse sans limites. Il donnait de la manière de ceux qui ne craignent point la pauvreté. En témoigne ce jour où un homme vint lui demander son aide : “Je n’ai rien à te donner”, lui dit-il, “mais vas acheter ce que tu veux à mon compte. Je rembourserai le vendeur lorsque j’aurai de quoi le payer.” Il distribuait à autrui tout ce qu’il pouvait recevoir, et s’en réjouissait plus que ceux qui se voyaient offrir ses présents.

Il était un homme miséricordieux et d’une grande douceur, en même temps qu’il surpassait les autres en courage et en bravoure. Lors d’un voyage, alors qu’il s’était absenté, ses compagnons virent un petit oiseau avec deux oisillons dont ils s’emparèrent. L’oiseau se mit alors à tourner autour d’eux. Lorsqu’il revint, il leur demanda alors : “Qui a affligé cet oiseau en lui enlevant ses petits ?” Puis, il leur demanda de remettre les oisillons à leur place. Et lorsqu’on lui demanda s’il y avait une rétribution en se comportant bien avec les animaux, il répondit qu’il y avait une rétribution concernant toute créature vivante.

Sa miséricorde était telle qu’elle surpassait sa colère. Lors de la difficile bataille de Ohod qu’il dû livrer avec ses compagnons pour défendre leurs proches et leurs biens de la persécution mecquoise, bien que son dos fut foulé, son visage ensanglanté et son incisive brisée, les seules paroles qu’il exprima à l’égard de ses adversaires étaient : “Mon Dieu ! Pardonne à mon peuple car ils ne savent pas”. Il répondait toujours au mal par le bien, car, pour lui, l’antidote était préférable au poison. Il appliquait et adhérait au principe consistant à répondre à la haine par l’amour et à l’agressivité par la clémence. (pour en savoir plus : Le Prophète Muhammad de Martin Lings).

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Victor Hugo chante le Prophète de l’Islam

L’AN NEUF DE L’HEGIRE

poeme 

Comme s’il pressentait que son heure était proche,

Grave, il ne faisait plus à personne une reproche ;

Il marchait en rendant aux passants leur salut ;

On le voyait vieillir chaque jour, quoiqu’il eût

A peine vingt poils blancs à sa barbe encore noire ;

Il s’arrêtait parfois pour voir les chameaux boire,

Se souvenant du temps qu’il était chamelier.

Il semblait avoir vu l’Eden, l’âge de d’amour,

Les temps antérieurs, l’ère immémoriale.

Il avait le front haut, la joue impériale,

Le sourcil chauve, l’oeil profond et diligent,

Le cou pareil au col d’une amphore d’argent,

L’air d’un Noé qui sait le secret du déluge.

Si des hommes venaient le consulter, ce juge

Laissait l’un affirmer, l’autre rire et nier,

Ecoutait en silence et parlait le dernier.

Sa bouche était toujours en train d’une prière ;

Il mangeait peu, serrant sur son ventre une pierre ;

Il s’occupait de lui-même à traire ses brebis ;

Il s’asseyait à terre et cousait ses habits.

Il jeûnait plus longtemps qu’autrui les jours de jeûne,

Quoiqu’il perdît sa force et qu’il ne fût plus jeune.

A soixante-trois ans une fièvre le prit.

Il relut le Coran de sa main même écrit,

Puis il remit au fils de Séid la bannière,

En lui disant : “Je touche à mon aube dernière.

Il n’est pas d’autre Dieu que Dieu. Combats pour lui.”

Et son oeil, voilé d’ombre, avait ce morne ennui

D’un vieux aigle forcé d’abandonner son aire.

Il vint à la mosquée à son heure ordinaire,

Appuyé sur Ali le peuple le suivant ;

Et l’étendard sacré se déployait au vent.

Si dans l’obscurité du cercueil solitaire

Chaque faute engendre un ver de terre.

Fils, le damné renaît au fond du froid caveau

Pour être par les vers dévoré de nouveau ;

Toujours sa chair revit, jusqu’à ce que la peine,

Finie ouvre à son vol l’immensité sereine.

Fils, je suis le champ vil des sublimes combats,

Tantôt l’homme d’en haut, tantôt l’homme d’en bas,

Et le mal dans ma bouche avec le bien alterne

Comme dans le désert le sable et la citerne ;

Ce qui n’empêche pas que je n’aie, ô croyants !

Tenu tête dans l’ombre au x Anges effrayants

Qui voudraient replonger l’homme dans les ténèbres ;

J’ai parfois dans mes poings tordu leurs bras funèbres ;

Souvent, comme Jacob, j’ai la nuit, pas à pas,

Lutté contre quelqu’un que je ne voyais pas ;

Mais les hommes surtout on fait saigner ma vie ;

Ils ont jeté sur moi leur haine et leur envie,

Et, comme je sentais en moi la vérité,

Je les ai combattus, mais sans être irrité,

Et, pendant le combat je criais : laissez faire !

Je suis le seul, nu, sanglant, blessé ; je le préfère.

Qu’ils frappent sur moi tous ! Que tout leur soit permis !

Quand même, se ruant sur moi, mes ennemis

Auraient, pour m’attaquer dans cette voie étroite,

Le soleil à leur gauche et la lune à leur droite,

Ils ne me feraient point reculer ! C’est ainsi

Qu’après avoir lutté quarante ans, me voici

Arrivé sur le bord de la tombe profonde,

Et j’ai devant moi Allah, derrière moi le monde.

Quant à vous qui m’avez dans l’épreuve suivi,

Comme les grecs Hermès et les hébreux Lévi,

Vous avez bien souffert, mais vous verrez l’aurore.

Après la froide nuit, vous verrez l’aube éclore ;

Peuple, n’en doutez pas ; celui qui prodigua

Les lions aux ravins du Jebbel-Kronnega,

Les perles à la mer et les astres à l’ombre,

Peut bien donner un peu de joie à l’homme sombre.”

Il ajouta ; “Croyez, veillez ; courbez le front.

Ceux qui ne sont ni bons ni mauvais resteront

Sur le mur qui sépare Eden d’avec l’abîme,

Etant trop noirs pour Dieu, mais trop blancs pour le crime ;

Presque personne n’est assez pur de péchés

Pour ne pas mériter un châtiment ; tâchez,

Là, pâle, il s’écria, se tournant vers la foule ;

“Peuple, le jour s’éteint, l’homme passe et s’écroule ;

La poussière et la nuit, c’est nous. Dieu seul est grand.

Peuple je suis l’aveugle et suis l’ignorant.

Sans Dieu je serais vil plus que la bête immonde.”

Un cheikh lui dit : “o chef des vrais croyants ! le monde,

Sitôt qu’il t’entendit, en ta parole crut ;

Le jour où tu naquit une étoile apparut,

Et trois tours du palais de Chosroès tombèrent.”

Lui, reprit : “Sur ma mort les Anges délibèrent ;

L’heure arrive. Ecoutez. Si j’ai de l’un de vous

Mal parlé, qu’il se lève, ô peuple, et devant tous

Qu’il m’insulte et m’outrage avant que je m’échappe ;

Si j’ai frappé quelqu’un, que celui-là me frappe.”

Et, tranquille, il tendit aux passants son bâton.

Une vieille, tondant la laine d’un mouton,

Assise sur un seuil, lui cria : “ieu t’assiste !”

Il semblait regarder quelque vision triste,

Et songeait ; tout à coup, pensif, il dit : “voilà,

Vous tous, je suis un mot dans la bouche d’Allah ;

Je suis cendre comme homme et feu comme prophète.

J’ai complété d’Issa la lumière imparfaite.

Je suis la force, enfants ; Jésus fut la douceur.

Le soleil a toujours l’aube pour précurseur.

Jésus m’a précédé, mais il n’est pas la Cause.

Il est né d’une Vierge aspirant une rose.

Moi, comme être vivant, retenez bien ceci,

Je ne suis qu’un limon par les vices noirci ;

J’ai de tous les péchés subi l’approche étrange ;

Ma chair a plus d’affront qu’un chemin n’a de fange,

Et mon corps par le mal est tout déshonoré ;

O vous tous, je serais bien vite dévoré

En priant, que vos corps touchent partout la terre ;

L’enfer ne brûlera dans son fatal mystère

Que ce qui n’aura point touché la cendre, et Dieu

A qui baise la terre obscure, ouvre un ciel bleu ;

Soyez hospitaliers ; soyez saints ; soyez justes ;

Là-haut sont les fruits purs dans les arbres augustes,

Les chevaux sellés d’or, et, pour fuir aux sept dieux,

Les chars vivants ayant des foudres pour essieux ;

Chaque houri, sereine, incorruptible, heureuse,

Habite un pavillon fait d’une perle creuse ;

Le Gehennam attend les réprouvés ; malheur !

Ils auront des souliers de feu dont la chaleur

Fera bouillir leur tête ainsi qu’une chaudière.

La face des élus sera charmante et fière.”

Il s’arrêta donnant audience à l’espoir.

Puis poursuivant sa marche à pas lents, il reprit :

“O vivants ! Je répète à tous que voici l’heure

Où je vais me cacher dans une autre demeure ;

Donc, hâtez-vous. Il faut, le moment est venu,

Que je sois dénoncé par ceux qui m’ont connu,

Et que, si j’ai des torts, on me crache aux visages.”

La foule s’écartait muette à son passage.

Il se lava la barbe au puits d’Aboufléia.

Un homme réclama trois drachmes, qu’il paya,

Disant : “Mieux vaut payer ici que dans la tombe.”

L’oeil du peuple était doux comme un oeil de colombe

En le regardant cet homme auguste, son appui ;

Tous pleuraient ; quand, plus tard, il fut rentré chez lui,

Beaucoup restèrent là sans fermer la paupière,

Et passèrent la nuit couchés sur une pierre

Le lendemain matin, voyant l’aube arriver ;

“Aboubékre, dit-il, je ne puis me lever,

Tu vas prendre le livre et faire la prière.”

Et sa femme Aïscha se tenait en arrière ;

Il écoutait pendant qu’Aboubékre lisait,

Et souvent à voix basse achevait le verset ;

Et l’on pleurait pendant qu’il priait de la sorte.

Et l’Ange de la mort vers le soir à la porte

Apparut, demandant qu’on lui permît d’entrer.

“Qu’il entre.” On vit alors son regard s’éclairer

De la même clarté qu’au jour de sa naissance ;

Et l’Ange lui dit : “Dieu désire ta présence.

- Bien”, dit-il. Un frisson sur les tempes courut,

Un souffle ouvrit sa lèvre, et Mahomet mourut.

******Victor Hugo, le 15 janvier 1858.***************************